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HISTOIRE par Claude BELLEVILLE > Anecdotes

Anecdotes

 

Extrait d'une lettre de Georges Bayard (fils de Madame Denise Bayard, ancienne habitante de Bovelles) :

"Savez vous que les uhlans ont martyrisé Bovelles en 1870 ?


Mon arrière grand-père, que je n'ai pas connu, était échevin à l'époque. Les uhlans, sans doute pour se venger de l'action des francs-tireurs ont attaché les conseillers municipaux aux arbres de la place, ont apporté au milieu d'eux un tronc de saule creux, bourré de poudre et l'ont fait exploser.
Mon bisaïeul n'a eu...qu'un oeil crevé. J'ignore quel a été le sort des autres."
(Lettre de Mr Georges Bayard).

Au sujet de Notre-Dame de Bovelles :

Une légende existe. Elle m'a été racontée maintes fois par ma grand-mère, Pauline Vincheneux, née en 1851, et qui la tenait elle-même de ses parents. Elle me disait que les portes de la chapelle se détachaient et qu'on les retrouvaient au fond de Picquigny. Devant ce phénomène, nos ancêtres pensèrent que c'était la Vierge qui ne voulait pas être enfermée, et montèrent une porte à claire-voie. C'était celà car depuis rien n'a plus bougé...

Tous les Bovellois, unanimement, déplorent toujours la disparition de la vieille statue de bois de la Vierge dite Notre Dame de Bovelles et qui se trouvait sur l'autel de la chapelle du cimetière. Elle y fut dérobée, voici une vingtaine d'années, par des malfaiteurs sans foi ni loi, c'est bien le cas de le dire. Il est quasi impossible de retrouver ces antiquités ainsi subtilisées aux patrimoines communaux. Elles font l'objet d'un important trafic de dimensions parfois internationales, notamment vers les Etats-Unis. Au musée Guggenheim de New-York, il y a une collection de vieilles statues de ce genre. A tout hasard, je signale qu'elle est identifiable par un défaut du bois qu'elle porte au cou.

Enfin, j'évoquerai la très curieuse coutume bovelloise d'autrefois du lundi de Pâques et qui avait lieu à la chapelle du cimetière. Les Vêpres y étaient chantées mais, et c'est là le fait important, sans la présence du curé du village, ni d'aucun autre prêtre. C'étaient les Chantres (je me souviens de Séverin Picard, le grand-père de Jeanine Malaret) qui officiaient et réglaient la cérémonie, laquelle se déroulait toujours dans de parfaites conditions, dans le recueillement de tous et dans une chapelle trop petite pour recevoir les nombreux participants. En hommage pieux, me semble-t-il à Notre-Dame de Bovelles.

Au sujet des sarcophages :

Les sarcophages trouvés au chemin de Picquigny doivent être déposés au Musée de Picardie à Amiens. Je ne sais pas comment ils furent découverts.

Histoire vraie de sarcophage bovellois :
Jusqu'au début de ce siècle, il y avait dans la cour d'une bien sympathique ferme de Bovelles, une auge en grés qui servait d'abrevoir pour les animaux, notamment les chevaux. Elle était là, on l'avait toujours connue et personne n'y prêtait guère attention jusqu'au jour où un monsieur d'Amiens venant à passer, s'aperçut qu'il s'agissait d'un sarcophage. Il doit se trouver maintenant, lui aussi, au Musée de Picardie.