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HISTOIRE par Claude BELLEVILLE
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Au temps des Monarques Absolus
Apparaissent plusieurs écritures pour le nom du village : Bouelle (1648), Brouelle (1761) Bouvelles Bouelles, notamment sur les registres d'état-civil. A noter que la mairie possède l'ensemble de l'état-civil du village de 1660 à nos jours (registres reliés, actes bien conservés et lisibles) Quelques renseignements sur le nombre d'habitants : 400 en 1698, 292 en 1724, 322 en 1726 et 328 en 1772. En 1769, la seigneurie comprenait maison seigneuriale et bâtiments divers, cours, jardins, pourpris, terres, bois, censives,...relevait de Boves en pairie pour une partie, d'Oissy pour une autre, et de Picquigny en deux fiefs pour une troisième qui consistait en bois dits bois des Ailes de la forêt d'Ailly. En 1769, Charles Louis Emmanuel de la Fons des Essarts, chevalier seigneur de Vaugenlieur, Marais, Bovelles et autres lieux, vendit la terre et la seigneurie à Jean-Baptiste Vacquette de Gribeauval. Celui-ci (1715-1789), chevalier, lieutenant-général des armées du Roi fit construire le château de Bovelles. Les bâtiments de service (ferme actuelle du château) étaient destinés au logement de cent hommes à cheval auxquels avait droit le général. Le château fut construit à partir de 1780. Au point de vue architectural, il appartient aux constructions de cette époque dites "de briques et de pierres". Les briques nécessaires furent confectionnées à Bovelles (briquetterie anciennement sise à l'emplacement de la propriété de Monsieur Bellettre, ce qui explique la déclivité du terrain) et la chaux venait d'un four toujours visible près de la décharge. A l'intérieur du château, dans la salle à manger, on peut voir un poêle autrichien, en faïence qui nous rappelle que le général de Gribeauval de par ses fonctions voyagea beaucoup. Ce poële par un système de canalisations chauffe le sol de plusieurs pièces. A noter aussi la charpente assemblée sans un clou et tout en châtaignier (pour éloigner les insectes et les araignées). A l'arrière, on trouve un arbre aussi âgé que le château lui-même. Et plus loin, d'un point du parc partaient sept allées au bout desquelles on pouvait apercevoir les clochers des villages voisins de Bovelles. Ceci a disparu mais on en trouve encore trace sur le plan cadastral du village. Premier inspecteur de l'artillerie, le général de Gribeauval réorganise entièrement cette arme et dote l'armée française d'un matériel qui fit toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire. Napoléon 1er a reconnu avoir remporté maints succés grâce au "canon Gribeauval". A la mort du général, sa soeur Mademoiselle Vacquette de Fréchencourt hérita du domaine. Elle mourut, célibataire, peu d'années après. Par divers legs, le domaine passa à la famille du Bos. Près de l'église existe encore l'ancien manoir seigneurial ayant appartenu à la famille Romanet. C'est une construction en briques du XVIII° siècle n'ayant qu'un étage mansardé sur rez-de-chaussée (château Perdu). --> Apparaissent plusieurs écritures pour le nom du village : Bouelle (1648), Brouelle (1761) Bouvelles Bouelles, notamment sur les registres d'état-civil. A noter que la mairie possède l'ensemble de l'état-civil du village de 1660 à nos jours (registres reliés, actes bien conservés et lisibles) Quelques renseignements sur le nombre d'habitants : 400 en 1698, 292 en 1724, 322 en 1726 et 328 en 1772. En 1769, la seigneurie comprenait maison seigneuriale et bâtiments divers, cours, jardins, pourpris, terres, bois, censives,...relevait de Boves en pairie pour une partie, d'Oissy pour une autre, et de Picquigny en deux fiefs pour une troisième qui consistait en bois dits bois des Ailes de la forêt d'Ailly. En 1769, Charles Louis Emmanuel de la Fons des Essarts, chevalier seigneur de Vaugenlieur, Marais, Bovelles et autres lieux, vendit la terre et la seigneurie à Jean-Baptiste Vacquette de Gribeauval. Celui-ci (1715-1789), chevalier, lieutenant-général des armées du Roi fit construire le château de Bovelles. Les bâtiments de service (ferme actuelle du château) étaient destinés au logement de cent hommes à cheval auxquels avait droit le général. Le château fut construit à partir de 1780. Au point de vue architectural, il appartient aux constructions de cette époque dites "de briques et de pierres". Les briques nécessaires furent confectionnées à Bovelles (briquetterie anciennement sise à l'emplacement de la propriété de Monsieur Bellettre, ce qui explique la déclivité du terrain) et la chaux venait d'un four toujours visible près de la décharge. A l'intérieur du château, dans la salle à manger, on peut voir un poêle autrichien, en faïence qui nous rappelle que le général de Gribeauval de par ses fonctions voyagea beaucoup. Ce poële par un système de canalisations chauffe le sol de plusieurs pièces. A noter aussi la charpente assemblée sans un clou et tout en châtaignier (pour éloigner les insectes et les araignées). A l'arrière, on trouve un arbre aussi âgé que le château lui-même. Et plus loin, d'un point du parc partaient sept allées au bout desquelles on pouvait apercevoir les clochers des villages voisins de Bovelles. Ceci a disparu mais on en trouve encore trace sur le plan cadastral du village. Premier inspecteur de l'artillerie, le général de Gribeauval réorganise entièrement cette arme et dote l'armée française d'un matériel qui fit toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire. Napoléon 1er a reconnu avoir remporté maints succés grâce au "canon Gribeauval". A la mort du général, sa soeur Mademoiselle Vacquette de Fréchencourt hérita du domaine. Elle mourut, célibataire, peu d'années après. Par divers legs, le domaine passa à la famille du Bos. Près de l'église existe encore l'ancien manoir seigneurial ayant appartenu à la famille Romanet. C'est une construction en briques du XVIII° siècle n'ayant qu'un étage mansardé sur rez-de-chaussée (château Perdu). |
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